À l’approche de l’entrée en vigueur de la directive européenne sur la transparence salariale, de nombreuses entreprises françaises accusent un retard notable. Selon la dernière Étude de rémunération Robert Walters, 54% des entreprises déclarent ne pas être prêtes, dont 55% n’ayant même pas commencé les démarches nécessaires. Un retard qui pourrait rapidement se traduire par des risques juridiques, sociaux et réputationnels importants.
Si 36% des entreprises voient positivement cette directive, 44% se disent encore incertaines quant à ses impacts. Cette zone grise illustre un manque réel d’anticipation face à plusieurs défis :
La directive impose ainsi une transformation rapide et structurée des politiques RH.
« La transparence salariale impose un changement de gouvernance RH que les entreprises ne peuvent plus repousser. Structurer les grilles, clarifier les critères d’évaluation ou encore préparer les managers à ces nouvelles obligations demande un pilotage expert, souvent difficile à internaliser rapidement », alerte Karina Sebti, Managing Director, Robert Walters Management de Transition
Ces transformations exigent coordination, expertise et rapidité d’exécution : des facteurs qui renforcent le rôle clé du management de transition pour piloter la mise en conformité.
Au-delà de la contrainte réglementaire, la transparence salariale devient un atout compétitif dans un contexte où l’écart salarial entre femmes et hommes persiste, les cadres soutiennent fortement la directive (65%), et 46% jugent leur entreprise trop opaque sur le sujet.
Les organisations devront ainsi démontrer davantage de cohérence entre discours, grilles et pratiques, proposer des leviers non financiers pour attirer et retenir les talents, mais aussi adapter leur stratégie RH dans un marché où la mobilité reste élevée.
« Les entreprises qui se préparent dès maintenant, en clarifiant leurs pratiques et en formant leurs managers, bénéficieront d’un avantage concurrentiel important, rappelle Karina Sebti. Pour cela, le recours au management de transition est souvent clé : il apporte des compétences immédiatement opérationnelles pour structurer, former et sécuriser l’ensemble du dispositif. »
Un contexte où les managers de transition peuvent accompagner efficacement l’audit, la refonte des politiques de rémunération et la conduite du changement auprès des équipes.
La rémunération reste un facteur déterminant pour les cadres :
Pour rester compétitives, les entreprises devront donc comparer précisément leur positionnement au marché, anticiper les réajustements nécessaires, développer des politiques d’attractivité globales : formation, télétravail, trajectoires internes, qualité de vie au travail, marque employeur.
« Concilier attractivité et maîtrise budgétaire nécessite une vision claire du marché et une réelle capacité d’ajustement. Nos managers de transition interviennent précisément pour apporter un regard externe, objectiver les décisions et construire des politiques salariales lisibles, justes et soutenables », conclut Karina Sebti.
La mise en œuvre de la directive représente un chantier majeur pour les entreprises, souvent mené dans des délais serrés. Les managers de transition peuvent intervenir sur plusieurs volets :
La transparence salariale ne sera pas seulement une obligation légale : elle redéfinira durablement la façon dont les organisations recrutent, fidélisent et pilotent leurs talents.
Karina Sebti
Managing director - Paris
Diplômée de KEDGE Business School, Karina débute sa carrière en tant que Consultante Senior Risk Management chez Dun and Bradstreet. Durant une dizaine d’années, elle occupe les postes de Directrice Associée et Directrice Générale au sein de grands cabinets, et développe son expertise en ingénierie financière et management de transition. Elle rejoint le groupe Robert Walters en 2004 et l’accompagne dans son développement en créant la division Management de transition en France, dont elle est aujourd’hui Managing Director.
Lionel Soubie
Associate Director - Paris
Ingénieur diplômé de l’Institut National Polytechnique de Grenoble et d’un Master en Organisation de production à l’Ecole Nationale des Arts et Métiers, Lionel Soubie a débuté sa carrière dans le secteur automobile où, pendant 12 ans, il a exercé des rôles de Responsable Supply Chain Usine, Responsable Logistique de Business Unit, puis de Directeur de Production. Durant les 16 années suivantes, Lionel construit un parcours de Directeur Supply chain France puis Europe au sein de grands groupes industriels du B2B. Il occupe également un poste de Chief Operating Officer dans le retail B2B/B2C. Son expérience du secteur industriel le mène à rejoindre la division Management de Transition du cabinet Robert Walters en 2021 en tant que Senior Advisor, puis il est nommé Head of Opérations & Supply Chain, Restructuration & Transformation. En tant qu'Associate Director, il accompagne, avec ses équipes expertes, les entreprises dans les domaines des Opérations et de la Supply Chain, de la Restructuration et Transformation, du Legal, fiscal & compliance et des Ressources Humaines.