La mobilité des cadres français : mythe ou réalité?

28/9/2015

France

Selon une enquête menée par le cabinet de recrutement Robert Walters, les cadres seraient plus mobiles qu’il n’y paraît. Mais les freins pour changer d’emploi sont nombreux.

Un changement tous les 4 ans dans l’idéal

Près de 70% des cadres estiment que la durée idéale pour rester dans un même emploi est de 3 à 5 ans, les 30% restants se partagent entre 1 à 3 ans et 5 et 10 ans. Le phénomène est similaire chez nos voisins européens, bien qu’ils soient plus nombreux - 30% pour l’Irlande - à penser que la durée idéale devrait se situer entre 5 et 10 ans.

Ces chiffres prouvent une nouvelle fois que les cadres français sont mobiles. Dans l’absolu, en tout cas. Dans la réalité du terrain, c’est autre chose : selon l’APEC, sur une population de 4,3 millions de cadres, seulement 165 000 changent chaque année, ce qui revient à dire qu’en moyenne, en France, un cadre ne change d’entreprise que tous les 15 ans.

Etre mobile, oui mais pour un meilleur job

Outre saisir une formidable opportunité, le cadre français changera d’emploi pour des raisons bien identifiées. En tête, l’absence de perspectives d’évolution, évoquée à 43%, suivie de l’incompatibilité avec la culture d’entreprise (20%), les difficultés relationnelles avec le manager direct (17%) et une évolution salariale décevante (13%).

Loin derrière, sont avancées des raisons personnelles (5%) et des difficultés avec les collègues (2%). L’ordre de ces réponses témoigne de l’idée que le cadre français est moins motivé par l’argent que par l’intérêt et la reconnaissance de son poste et, a fortiori, par son employabilité sur le marché.

L’international, un eldorado relatif

Quand on interroge ces mêmes cadres sur leur désir de mobilité internationale, les réponses vont dans ce sens. La plupart accepterait de partir à l’étranger pour une ouverture à l’international (36%), une plus grande richesse des missions (23%) et un meilleur équilibre vie privée/vie professionnelle (11,5%). Le salaire n’arrive qu’en quatrième position avec 11%.

A noter cependant que 17% d’entre eux ne manifestent aucune envie de s’expatrier. Ce dernier chiffre met à mal la croyance selon laquelle le cadre français est persuadé que l’herbe est plus verte ailleurs.

Pour nos voisins européens, la plus grande motivation pour partir à l’étranger est centrée sur la recherche d’un contenu de mission plus riche (35%).

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