Comment expliquer un « trou » dans son CV à un recruteur ?

Expliquer un trou dans son CV | Philippe Artero

Que ce soit pour un congé sabbatique, l’accompagnement d’un parent malade ou encore un congé parental, il est de plus en plus courant pour les candidats d’avoir des « trous » dans leur CV.

Mais faut-il l’évoquer lors d’un processus de recrutement, et de quelle manière ? Comment valoriser ces périodes d’inactivité ? Philippe Artero, Associate Director au sein du cabinet Robert Walters, revient sur ces questions.

  • Comment sont perçus les « trous » dans un CV par les recruteurs ?

Depuis quelques années, les lignes ont bougé, les mentalités et le regard des recruteurs ont évolué. De plus en plus de candidats font des pauses au cours de leur carrière, qu’elles soient voulues ou non. « Les parcours sont moins linéaires qu’il y a 10 ans, constate Philippe Artero. De plus en plus de candidats ont des trous de 6 à 12 mois dans leur CV, que ce soit pour prendre des congés sabbatiques, tenter de nouvelles expériences ou encore pour des projets personnels. »

Selon lui, cette tendance a été amplifiée par l’arrivée de la rupture conventionnelle, qui a permis de fluidifier le marché de l’emploi. Les collaborateurs qui attendaient d’avoir une opportunité avant de quitter leur emploi ont aujourd’hui la possibilité de le faire tout en étant couvert par le chômage. « Cela a favorisé la prise de risques, et les professionnels ont désormais moins de pression pour enchaîner les expériences et faire des pauses entre temps ».

  • Faut-il éviter le sujet au cours d’un entretien ou en parler ?

Inutile de mentir sur son CV en cachant ou en inventant des expériences : le recruteur s’en apercevra forcément au cours du processus de recrutement, et il s’attend de moins en moins à voir des parcours linéaires. « C’est d’autant plus vrai avec les nouvelles générations, pour qui il est rare d’enchaîner de nombreuses années au sein d’une même entreprise », ajoute Philippe Artero. Plus libres de leurs choix, ils s’autorisent à faire des pauses dans leur carrière pour réaliser des projets personnels, qui peuvent leur apporter de nouvelles compétences.

  • Mais alors comment aborder ces périodes d’inactivité professionnelle ? 

« Il y a toujours une manière de valoriser ces expériences : ouverture aux autres, développement de soft skills, etc. Ces périodes permettent de développer des compétences que l’on ne pourrait pas forcément développer dans son job », explique Philippe Artero. 

Il faut donc être transparent et évoquer ces « trous » que l’on peut avoir dans son CV en mettant en avant les bénéfices que ces expériences ont pu avoir, tant sur le plan personnel que professionnel. De plus, débuter une nouvelle collaboration sur la base de non-dits est la meilleure manière de la faire échouer. « La transparence et l’honnêteté sur le parcours qui nous a conduit jusqu’ici sont essentielles pour débuter une nouvelle collaboration sur de bonnes bases », conclut Philippe Artero.

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