Des augmentations plus faibles et moins nombreuses en 2026
La période des entretiens de mi-année a débuté dans certaines organisations, l’occasion de faire un bilan sur le premier semestre écoulé, les attentes des collaborateurs, leurs envies mais aussi leurs frustrations. Dans cette nouvelle édition du bilan de mi-année des cadres, le cabinet Robert Walters présente les tendances du marché de l’emploi : les cadres ont-ils été augmentés ? Sont-ils satisfaits ? Envisagent-ils de changer d’emploi ?
Les augmentations des cadres en baisse en 2026
-10pts par rapport à l’an dernier : c’est le constat de cette nouvelle étude Robert Walters. Ainsi, 42% des cadres interrogés déclarent avoir reçu une augmentation en ce début d’année, vs 52% l’an dernier. Et le niveau de satisfaction face à ces augmentations reste quasi identique, avec 55% des cadres jugeant leur revalorisation salariale inférieure à leurs attentes (vs 54% l’an dernier). En effet, 76% d’entre eux ont perçu une augmentation entre 1 et 5% (+11pts), et 12% entre 6 et 10% (-6pts).
« On l’évoquait lors de notre étude de rémunération parue en décembre dernier : les entreprises se montrent plus prudentes quant à leurs politiques salariales, en raison du contexte incertain et de leur situation économique. Si les cadres en sont conscients, ils n’en restent pas moins déçus, c’est pourquoi il est essentiel de mettre des dispositifs en place, comme des bonus, des formations, ou davantage de flexibilité », explique Stéphanie Sabau, Managing Director Robert Walters France.
Quand les frustrations salariales poussent au départ
52% des cadres déclaraient souhaiter changer d’emploi en 2026 lors de notre dernière étude de rémunération. Et d’après cette nouvelle enquête, les envies des cadres ont encore évolué, puisque 73% d’entre eux indiquent souhaiter changer d’emploi d’ici les 12 prochains mois, dont la moitié d’ici la fin de l’année (51%).
Une tendance d’autant plus forte pour les cadres ayant reçu une augmentation inférieure à leurs attentes, qui sont 56% à déclarer que le sujet de la rémunération les pousse à commencer, voire à envisager sérieusement, de changer d’emploi. Toutefois, dans un contexte économique encore incertain, ces envies de mobilité ne se concrétisent pas toujours. Cadres comme recruteurs se montrent plus prudents, ce qui contribue à un marché de l’emploi relativement atone, malgré des intentions de départ élevées.
Cet aspect de la rémunération touche l’ensemble des professionnels, car même si le management reste le premier critère de satisfaction des cadres en entreprise, le niveau de rémunération et d’avantages constitue leur seconde priorité, et 37% des cadres interrogés déclarent ainsi que le sujet de la rémunération leur fait sérieusement envisager un changement d’emploi. Ainsi en ce début d’année, 48% des professionnels ont cherché à négocier une augmentation plus importante lors de leurs entretiens, vs 39% l’an dernier.
27% des cadres resteraient davantage dans leur entreprise si elle s’engageait pour la transparence des salaires
La directive européenne pour la transparence des salaires initialement prévu pour le mois de juin 2026 a finalement été décalée, et cela pourrait rendre service aux entreprises. En effet, 52% des cadres déclarent que leur entreprise n’a engagé aucune démarche en matière de transparence salariale à ce jour.
Pourtant, au-delà de l’aspect légal, le sujet de la transparence constitue un réel levier d’attraction et de rétention des talents, puisque près de 3 cadres sur 10 (27%) déclarent que l’engagement sur la transparence des salaires renforce leur envie de rester, voire leur engagement au quotidien.
« Cette nouvelle étude démontre que les cadres ne jugent plus seulement leur entreprise à l’aune des augmentations : ils attendent de la cohérence, de l’équité, et de la visibilité sur leurs perspectives d’évolution. Avec la transparence des salaires, les organisations pourront renforcer la confiance et l’engagement de leurs collaborateurs. A défaut, ces derniers risqueraient de se tourner vers d’autres opportunités. », conclut Stéphanie Sabau.
Entretiens de mi-année : quel bilan pour les cadres en 2025 ?
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Stéphanie Sabau
Country Managing Director, Paris
Stéphanie Sabau débute sa carrière en Asie du Sud-Est, avant de rejoindre le secteur du recrutement en France en 2000. Elle rejoint le cabinet Robert Walters en 2025 au poste de Country Managing Director.
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