Le recrutement à l'ère de l'identité numérique

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En tant que membre du Syntec Conseil en Recrutement, Antoine Morgaut - CEO Europe et Amérique Latine de Robert Walters - a publié un billet d'humeur paru sur Lexpress.fr à propos de l'identité numérique.

"La question de l’identité numérique n’est pas nouvelle. Cela fait plus de 10 ans que les candidats se montrent attentifs à l’omniprésence d’Internet dans leur vie (professionnelle, personnelle) et que les entreprises se servent de cet outil dans leurs processus de recrutement.

 

Cette décennie a été vécue avec ferveur, souvent sans aucune retenue ni conscience des conséquences potentielles. Les abus ont été nombreux et les dommages collatéraux se sont révélés parfois dramatiques.

Les abus ont été nombreux et les dommages collatéraux se sont révélés parfois dramatiques.

Mais, aujourd’hui, ces obscénités sont reconsidérées, avec l’impression d’y avoir accordé trop d’importance. Une fois que nous avons déshabillé la vie des gens, que pouvons-nous faire de plus ? L’afflux d’informations a eu l’effet paradoxal d’annuler l’intérêt porté aux informations privées pour remettre en lumière les éléments professionnels.

A ceux qui s’inquiètent de la transparence induite par Internet, j’aimerais les rassurer. En tant que recruteur, je condamne toute pratique qui conduit à rechercher, utiliser, juger un candidat par rapport à des informations qui relèvent de la vie privée.

S’il est vrai que certains éléments doivent être identifiés pour limiter les risques, nous devons garder à l’esprit qu’au-delà de ces données extrêmes, aucune information personnelle ne devrait être prise en compte. Du moment qu’elle ne nuit pas à l’intégration au sein de l’équipe et à la performance professionnelle.

Alors, comment organiser cette communication ? Tout d’abord, les cadres doivent veiller à séparer la sphère professionnelle de la sphère personnelle (LinkedIn vs Facebook), en accordant une attention toute particulière au contenu publié sur Internet. Il est également essentiel de donner de la visibilité aux compétences qui nous différencient (participation à des conférences et/ou à des clubs de réflexion sur son expertise, tenue d’un blog, rédaction d’articles, animation de ses comptes Twitter, Viadeo, LinkedIn).

Enfin, il faut savoir choisir ses contacts, du 1er au 3ème degré : inutile de se targuer d’avoir 2 200 relations si vous n’en connaissez véritablement que 100. De plus en plus sélectif et organisé par centres d’intérêts, Internet doit aider à la création d’un réseau qualitatif, constitué de professionnels déjà rencontrés de visu et de personnes influentes, de préférence liées au domaine d’expertise.

L’utilisation d’Internet doit être pensée par les cadres, non comme un créateur d’identité, mais comme un miroir qui valorise notre savoir-faire, notre savoir-être, nos convictions et nos motivations profondes. Dans cette mesure-là, les cadres du XXIème siècle ont tout à gagner à travailler leur impact numérique, essentiel aujourd’hui pour faire rayonner leur carrière."

 

Pour en savoir plus, contactez :
Coralie Rachet, Directrice France
paris@robertwalters.com
+33 1 40 67 88 00

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