Auditeurs : considérez les métiers techniques comme "booster" de carrière

Aude Boudaud, Senior Manager Finance, Robert Walters

Les auditeurs externes ont été et sont toujours très sollicités pour rejoindre des fonctions financières exposées en entreprise. Néanmoins, les enjeux liés au recrutement de ces candidats ont évolué récemment. Ceci est notamment dû au paradoxe conjoncturel qui s’est peu à peu installé sur le marché.

C’est un fait bien connu : mobilisés sur tous les fronts, les auditeurs externes sont les profils stars de la Finance. Fraîchement sortis de grandes écoles de commerce, d’universités renommées ou d’écoles d’ingénieurs, ils rejoignent un Big Four dans lequel ils restent en général 3 à 5 ans. Au terme de cette expérience qui leur confère une méthodologie rigoureuse et une attractivité accrue, ils recherchent un poste au plus proche du business tels que le contrôle de gestion, l’audit interne ou le FP&A, considérés comme une voie privilégiée vers le Graal de DAF. Affichée sur LinkedIn ou encore Cadremploi, cette posture les éloigne de fait des autres alternatives métiers qui se présentent à eux telles que le contrôle interne, la consolidation, la comptabilité et la trésorerie.

Or - et c’est là où le paradoxe apparaît - c’est sur ces postes-là précisément que les entreprises ont des besoins qui, difficiles à pourvoir par promotion interne, nécessitent de se tourner vers l’externe. Pénuriques du fait de la difficulté à identifier des candidats motivés, ces métiers sont touchés par des processus de recrutement interminables qui fragilisent le marché. Notre enjeu de recruteur est de mettre la lumière sur ces postes techniques négligés à tort par les candidats, afin de rétablir un équilibre plus sain entre l’offre et la demande.

Aussi insistons-nous sur l’intérêt multiple qu’il y a à choisir, pour ces auditeurs, un métier lié au contrôle interne, à la consolidation, la comptabilité ou la trésorerie. Plus exposées au business que l’on ne pense, ces « fonctions support » offrent une véritable première expérience terrain, qui facilite ensuite les parcours évolutifs en interne. Souvent fortement exposés au sein d’équipes corporate réduites, ces fonctions permettent une forte visibilité du top management en plus de conférer aux candidats une assise technique solide. Cette première expérience en entreprise, de trois années tout au plus, permet de renforcer une légitimité technique plus opérationnelle que l’audit externe, indispensable pour viser de hauts postes de direction. Telle que la DAF, bien sûr. Mais pas seulement. Les autres directions techniques – contrôle interne, comptabilité, consolidation, trésorerie–  s’avèrent moins normées avec la possibilité d’une certaine créativité sur les process, l’organisation et la mise en place de systèmes d’information. Ces fonctions peuvent également être l’opportunité d’accéder plus rapidement à des fonctions managériales, grâce à des équipes de taille plus réduites qui permettent de se démarquer.

Si les candidats doivent ainsi faire preuve de plus de souplesse sur les postes recherchés, les entreprises doivent, quant à elle, savoir se distinguer si elles veulent attirer ces talents. Et, à ce jour, l’élément le plus distinctif, bien avant le salaire, concerne la culture de l’entreprise et la capacité à offrir des parcours évolutifs qui pourront être illustrés par des exemples. Cette approche n’est pas réservée aux grands groupes, les plus petites structures types ETI et start-ups, ayant possibilité de miser sur leur agilité et leur capacité à responsabiliser les profils en leur assurant rapidement une forte implication business.

Aude Boudaud
Senior Manager - Finance
Robert Walters

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