Robert Walters : un recrutement réussi est un levier de croissance
France
Entretien avec Antoine Morgaut, CEO Europe et Amérique du Sud de Robert Walters.
Groupe anglais coté à la Bourse de Londres, Robert Walters est spécialiste du recrutement de cadres experts. Présent sur les 5 continents (principalement en Europe et Asie) avec près de 2000 collaborateurs, le cabinet a des bureaux à Paris et à Lyon. Véritable success story, Robert Walters connaît une progression exponentielle en raison de la qualité de son service et de sa capacité à gérer les hommes.
Comment se déclinent vos activités ?
Nous intervenons en recrutement permanent, en management de transition (domaine dans lequel nous avons été pionniers et aujourd'hui leaders en France) et en travail temporaire avec Walters People, spécialiste de l'intérim expert. Historiquement dédié aux grands groupes, Robert Walters s'est également mis au service des PME depuis quelques années.
Quels profils recrutez-vous ?
Des cadres supérieurs ayant une compétence technique spécifique, à partir de 3 ans d'expérience, jusqu'aux dirigeants : nous sommes capables de travailler sur l'ensemble de l'équipe. Leader en France dans le recrutement en directions financières, juridiques et fiscales, Robert Walters recrute également sur des postes de directions informatiques. Enfin, nous avons développé trois activités complémentaires : la logistique, l'ingénierie et le marketing.
Quelles sont vos principales forces sur le marché ?
La qualité de notre service a depuis longtemps fidélisé nos clients et nos candidats. Ils apprécient notre forte expertise, résultante de la spécialisation par métiers de nos consultants, source d'une vraie valeur ajoutée. Experts du métier pour lequel ils recrutent, ils prodiguent des conseils avisés aux entreprises, en leur donnant une vision réaliste du marché par exemple (nous éditons des fiches de salaires, de postes etc.).
Faire des économies sur le recrutement est une mauvaise stratégie, selon vous...
En effet, recruter représente le meilleur investissement qu'une société puisse faire. Un recrutement réussi est générateur de valeur ajoutée: la valeur des hommes augmente la valeur des entreprises. L'enjeu des 50 ans à venir portera assurément sur les Ressources Humaines : une entreprise qui sera mauvais employeur ne pourra pas réussir.
Le marché du recrutement connaît-il une reprise actuellement ?
Au sortir de la crise, le marché a connu une accélération impressionnante jusqu'en juin, puis la crise de cet été a créé une incertitude qui risque de durer jusqu'à la fin de l'année. Cependant, il y a une conscience aiguë de la potentielle guerre des talents au niveau mondial et de la nécessité de disposer d'une expertise. D'autre part, les grandes entreprises ont suffisamment asséché leurs équipes en 2009 pour se permettre d'aller au-delà. La dynamique internationale de recrutement devrait par conséquent se poursuivre.
Quels conseils souhaitez-vous donner aux dirigeants ?
De même que, dans la tempête, il faut mettre à bord des équipiers ayant envie de naviguer, dans une conjoncture économique difficile, le dirigeant doit s'entourer de personnes expertes ayant une adaptabilité, une réactivité et une motivation réelle. Il doit aussi apprendre à se laisser guider, à établir avec ses collaborateurs une relation de confiance afin de mettre à profit leurs idées. Un recrutement comprend trois phases : la préparation, le recrutement et l'intégration. Le défaut de préparation constitue une erreur regrettable et, en ce qui concerne l'intégration des candidats, de gros progrès restent à faire en France. Selon nous, les dirigeants doivent faire preuve d'une vraie motivation.
Article paru dans le numéro de novembre 2011 du magazine "Entreprendre"




